Rithika MERCHANT «The Dreaming realm»
"Dreaming Realm", 2026 de Rithika MERCHANT - Courtesy de l'artiste et de la Galerie LJ © Photo Éric SIMON
Du 16 octobre au 21 novembre 2026
La Galerie LJ présente The Dreaming Realm, la troisième exposition personnelle de l’artiste visuelle indienne Rithika Merchant à Paris. Après ‘Mirror of the Mind’ (2019) et ‘Festival of the Phoenix Sun’ (2022), elle revient avec un ensemble inédit de 8 peintures sur papier poursuivant la construction d’une mythologie spéculative axée sur les questions écologiques et la conscience collective.
Dans cette fable d’anticipation poétique, Rithika Merchant opère une transition de la crise environnementale vers une utopie collective, où l’humanité se réinvente grâce au soin, à la nature et aux astres.
"Soft Songs", 2026 de Rithika MERCHANT - Courtesy de l'artiste et de la Galerie LJ © Photo Éric SIMON
‘The Dreaming Realm’ poursuit l’odyssée narrative que Merchant déploie à travers ses différentes séries depuis 2020. Elle y met en scène des figures récurrentes, des êtres (‘beings’) servant de représentations allégoriques de l’humanité, confrontés aux transformations environnementales de l’An- thropocène et l’Holocène, périodes lors desquelles l’activité humaine a transformé la Terre de manière irréversible.
Les séries initiales, ‘Birth of a New World’ (2020) et ‘Return to Stardust’ (2021), abordaient la prise de conscience de la crise écologique, la recherche de réponses dans l’observation des phénomènes astronomiques et la confrontation aux limites des ressources terrestres. La série ‘Terraformation’ (2022- 2023) formalisait ensuite l’abandon du monde ancien et la recherche d’habitats alternatifs, tandis que ‘Pillars of Fruit and Bone’ (2023-2025), plus récemment, examinait les structures d’une société néo-primitive.
"The Temple", 2026 de Rithika MERCHANT - Courtesy de l'artiste et de la Galerie LJ © Photo Éric SIMON
"Astral Eruption", 2026 de Rithika MERCHANT - Courtesy de l'artiste et de la Galerie LJ © Photo Éric SIMON
Dans ce nouveau volet, Rithika Merchant s’appuie sur le biomimétisme pour concevoir des formes architecturales inspirées des mécanismes végétaux et organiques. Sa série en cours, ‘Interspecies Care’, marque une étape centrée sur l’organisation sociale, l’interdépendance, la réciprocité entre les espèces et le partage des savoirs.
Rithika Merchant intègre dans sa pratique un corpus de références théoriques, historiques et iconographiques faisant appel à la notion d’expérience empirique basée sur la perception sensorielle, au concept grec de ‘Kairos’ pour interroger la subjectivité du temps, ainsi qu’à des recherches sur les Béguines du Moyen Âge.
"Time Shapers", 2026 de Rithika MERCHANT - Courtesy de l'artiste et de la Galerie LJ © Photo Éric SIMON
Ces communautés laïques de femmes autonomes, organisées à partir du XIIe siècle autour du soin et des pratiques artistiques, lui servent de modèle historique pour aborder les structures de soutien communautaire.
Son processus de construction d’univers s’inspire également de la science-fiction spéculative : elle cite notamment la série littéraire Children of Time d’Adrian Tchaikovsky, les récits d’Isaac Asimov reliant futur et présent, ainsi que les univers visuels de films comme Dune (Lynch et Villeneuve), La Planète Sauvage, Alien ou Annihilation (Alex Garland, 2018).
"Empirical Study", 2026 de Rithika MERCHANT - Courtesy de l'artiste et de la Galerie LJ © Photo Éric SIMON
L’iconographie qu’elle développe dans son travail repose d’autre part sur un répertoire symbolique précis : le papillon de nuit (Luna moth) renvoie aux transitions et au monde des rêves, la structure cristalline du bismuth (un métal) symbolise le passage d’un état à un autre, et les manifestations sonores du corbeau évoquent les rituels d’apaisement.
Depuis sa précédente exposition à la galerie en 2022, le travail de Rithika Merchant a fait l’objet de plusieurs présentations institutionnelles majeures, parmi elles : la scénographie du défilé Dior Haute Couture au Musée Rodin (The Flowers We Grew, 2025) ; Animal !? au Fonds Hélène et Edouard Leclerc (commissariat Christian Andelete, 2025) ; un solo show sur Art Basel en Suisse (représentée par Tarq Mumbai, 2026) ; Tarot! Renaissance Symbols, Modern Visions à la Morgan Library, New York (2026). Ses œuvres ont également été acquises pour les collections permanentes du Kiran Nadar Museum à Dehli et de la Firestorm Foundation à Stockholm (2026).
Galerie LJ
32 bd du Général Jean Simon
75013 Paris, France
https://www.galerielj.com
Jours et Horaires d’ouverture: du mardi au samedi de 11h à 18h30.
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